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Le ministre Damantang : « La démission du gouvernement dans les heures qui suivent »

06 Jan 2014 par LVC dans JournaldeGuinee

Le premier ministre Mohamed Saïd Fofana s’apprête à présenter la lettre de démission de son gouvernement dans les prochaines heures au président de la république, Alpha Condé. Telle est l’annonce faite par le porte-parole, Damantang Albert Camara sur les ondes de la radio nationale lundi matin.

Le gouvernement continue son travail, ce qui est à l’ordre du jour et qui tient compte de la donne politique. Dans les heures qui viennent, le gouvernement doit présenter sa lettre de démission au chef de l’État conformément à une tradition républicaine.

La question n’est pas juridique ou institutionnelle mais plutôt de tradition républicaine. C’est vrai qu’il y a un débat qui se fait jour à savoir est-ce que nous sommes dans un régime parlementaire ou présidentiel. La question n’est pas là. Il s’agit tout simplement de prendre acte tout d’abord que la Guinée est définitivement rentrée dans le cercle des nations démocratiques, qui joue avec des mécanismes qui existent et qui tiennent compte de la donne politique telle qu’elle se présente dans un certain nombre d’échéance. Nous venons de vivre des élections législatives qui ont apporté un nouveau paysage politique en Guinée, une nouvelle redistribution des cartes et de nouveaux objectifs pour l’exécutif. Et donc, cet exécutif la plupart du temps met en place une équipe capable tenir compte de ces nouvelles préoccupations et d’affronter les nouveaux défis qui se posent à elle. Donc, la tradition veut qu’à ce moment-là, le gouvernement qui a présidé aux destinées du pays pendant cette période, qui a abouti à cette nouvelle donne politique présente sa démission au président de la République, qui lui, par la suite, par un acte qu’il prend, met en place une nouvelle équipe qui tient compte d’un certain nombre de paramètres.

C’est une tradition, qui se fera encore.Elle s’est faite avant, et dans d’autres pays, et le Guinéen doit pouvoir apprendre qu’aujourd’hui que c’est une vie normale, et que ça devient quelque chose de mécanique lorsque notre pays vit de nouvelles échéances politiques. Ce sont des prérogatives qui appartiennent au premier ministre et au président de la république selon un calendrier qu’ils voudront bien mettre en place ensemble et il est évident qu’ils tiendront compte de la mise en place de la nouvelle Assemblée. Là aussi, ce sont des prérogatives, qui appartiennent au plus haut niveau, au président de la République. Ce qui est sûr, c’est un gouvernement qui fera face à de nouvelles missions telles que le président de la République l’a dit lors de son discours de fin d’année. Nous sommes fiers d’avoir pu travailler tout ce temps-là dans ces conditions et d’avoir produit les résultats, qui sont les les nôtres.

 

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